7 idées reçues sur le référencement

Depuis de nombreuses années, le constat est fait que le référencement sur les moteurs de recherche est assez mal connu du grand public et des professionnels. Il y aurait une zone d’ombre, un voile mystérieux d’idées reçues en tout genre, d’on-dit. Dans la bouche de certains, le référencement serait fonction du nombre de visiteurs sur son site. Pour d’autres, du chiffre d’affaires. Google marcherait au bakchich et il serait possible d’acheter des premières positions. Ou bien encore que le référencement est une science exacte… Bref. Il convient dès aujourd’hui de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de tordre le cou à toutes ces inepties.

Il est possible d’acheter des positions sur les moteurs de recherche

L’un des arguments les plus populaires et les plus tenaces. C’est faux. J’entends par moteur de recherche, ceux qui font référence sur le marché (Google, Yahoo!, Bing). Il n’y a aucun numéro commercial à appeler ou de personne d’un service quelconque à soudoyer pour être en première position. Être en première position est gratuit et demande, selon la concurrence, le secteur et les mots clés, beaucoup d’efforts et de temps.

En revanche, rien empêche quiconque d’apparaître dans une publicité en haut des résultats de recherche. Ceci est un service payant, temporaire et, concernant Google, il s’agit du programme Google Adwords. Enfin, vous pouvez aussi “acheter des positions” de manière détournée, en faisant simplement appel à un référenceur indépendant ou à une agence de référencement dont l’objectif est de booster votre visibilité sur les moteurs de recherche. Gardez cependant bien à l’esprit que vous ne serez pas en première position avec un simple coup de baguette magique ou grâce à la profondeur de votre porte-monnaie (bien qu’il puisse considérablement aider). Cela nous amène à la prochaine question.

Le référencement est une science exacte

Faux. Prenons le cas, encore une fois, de Google, car il s’agit du moteur de recherche le plus populaire dans le monde. Google créait, met à jour et dispose d’un algorithme dont lui seul connaît entièrement les paramètres. Autrement dit, sauf à être dans le secret des dieux, les référenceurs disposent uniquement d’indications plus ou moins probantes de choses qui marchent et qui ne marchent pas.

Le référencement est un subtile mélange de savoirs, de compétences acquises par l’expérience et de flaire. Attention, cela ne signifie pas que nous courrons tous en pleine nuit dans les bois, tout nu, sans même voir où nous mettons les pieds. Il existe bel et bien des outils qui aident les référenceurs à faire un constat des lieux et à les diriger dans leur démarche. Mais ne croyez jamais celui qui vous dit que vous serez premier sur Google en deux semaines, qu’il sait tout, qu’il a tout vu et qu’il connaît du monde qui connaît du monde.

Le référencement ne coûte pas cher

Faux. Alerte maximale ! Je n’irais pas jusqu’à dire que le référencement est ce qu’il y a de plus cher (pour la simple et bonne raison qu’il existe un panel tellement vaste de compétences dans le monde du web et de la programmation que de nombreuses choses peuvent dépasser le cadre des dépenses dites conventionnelles). En revanche, à titre d’exemple, les talents d’un référenceur sont souvent plus chers que ceux d’un développeur (en coût par heure et à qualités égales, en indépendant ou en agence web).

Vous payez l’expérience, le sérieux, la notoriété et parfois même, le nom. La conception d’un site web dispose d’un cahier des charges précis, d’une liste de fonctionnalités connues à l’avance, d’un chiffrage clair et sans bavure. La date de livraison ne fait aucun doute (sauf si vous avez des retards, mais ils sont en règle général connus à l’avance). Mettez de côté toutes ces notions lorsque l’on parle de référencement.

Première chose à comprendre et à accepter : il n’y a pas de cahier des charges précis. Il y a bien-sûr des éléments notoires à prendre en compte (balisage, contenu, architecture, etc.) mais chaque site ne réagit pas de la même manière. Autrement dit : le référencement est une cuisine, où il faut doser chaque ingrédient avec soin. C’est bien pour cela que la plupart des référenceurs ou des agences vous ferons passer, au préalable, une batterie de tests (des audits). Ensuite, il n’y a pas de date de livraison. Oubliez les “vous serez premier dans deux mois”, “vous serez en top position sur ce mot-clé dans deux semaines”, etc. Et pour terminer, soyez patient. Quand vous créez votre site web, c’est généralement pour qu’il soit mis en ligne à une date précise correspondant, par exemple, à la création d’une marque. Ou le rapprochement avec une autre société. Étant entendu que vous ne pouvez pas savoir quand vous serez premier, ne soyez pas obstiné voire obtus. Restez serein, zen et continuez d’alimenter votre site web en faisant fi de tout le reste. Un jour où l’autre, la persévérance finira par payer.

Enfin et pour terminer, à l’heure où chacun regarde à la dépense, il paraît néanmoins évident de rappeler qu’un service a un coût. Ne soyez pas surpris des chiffres qui peuvent circuler et qui vous semblent élevés, soyez plutôt surpris des chiffres qui peuvent circuler et qui vous semblent bas. Le référencement, c’est un peu comme de l’art. Vous n’achèterez pas un Monet, un Rembrandt ou un Picasso à 35 euros. Tout au mieux une croûte. Regardez sur le long terme et votre retour sur investissement. Les prix peuvent être élevés, mais si votre secteur est très concurrentiel et qu’il dispose d’un marché à fort potentiel, un très bon référencement ne sera pas nécessaire mais obligatoire. Et le prix qu’il vous en coûtera semblera bien dérisoire au regard des profits générés.

Le référencement dépend du nombre de visites (ou du CA)

Faux. Votre site web peut brasser des milliers de visiteurs, votre société peut être côté à la bourse de New York, cela ne changera pas d’un iota votre référencement. Google, Yahoo! et Bing ne prennent pas en compte les visites et encore moins le chiffre d’affaires (comment le pourraient-ils ?), mais, d’abord et avant tout, la pertinence de votre contenu. Autrement dit, commencez par soigner la ligne éditoriale de votre site. Soyez pertinent et régulier, proposez un contenu unique, propre et sourcé. Les moteurs de recherche aiment ce que vos visiteurs aiment. Alors donnez à vos visiteurs ce qu’ils demandent et vous aurez, en retour, l’approbation des moteurs de recherche.

Le positionnement est fonction du nombre de liens

Faux. Il faut distinguer avant tout deux choses : la quantité et la qualité. L’une ne présage en rien de l’autre. Si, il fut un temps, la notion de quantité avait des conséquences directes sur le positionnement (d’où les abus), ce n’est maintenant plus le cas. Aujourd’hui, il vaut mieux avoir quelques très bons liens qu’un millier qui n’ont aucune valeur. Mais alors, c’est quoi un bon lien ?

Il provient d’abord d’un site qui fait autorité dans son domaine (ce domaine doit-être similaire, ou à minima, proche du vôtre). Un exemple : vous êtes un concessionnaire automobile. Rapprochez-vous des autres concessions automobiles, des auto-écoles, des sites institutionnels sur l’apprentissage et la formation des métiers liés à l’automobile, des sites des constructeurs ou des fournisseurs en pièces détachées et même du garage du coin ! À contrario, disposer de liens en provenance de sites d’atelier de couture, de vente à distance de cosmétiques ou de blogs parlant de la racine carré de Pi n’aura pratiquement aucun impact sur votre positionnement.

Ensuite, un bon lien est un lien qui n’est pas forcé. Comprendre qu’il n’est pas là par hasard mais dans un but précis. Si le lien apparaît au sein même d’un article, c’est qu’il a de bonnes chances d’ajouter un complément d’informations à un propos. Vous apparaissez donc comme une source non négligeable de savoir. Vous devenez alors pertinent. Conjugué à l’effet d’un domaine proche, cela augmente votre crédibilité aux yeux des moteurs de recherche. Ils sont alors plus confiants, plus aptes à se dire que vous avez autorité sur ce domaine. Vous gagnez des places.

Avoir une forte présence sur les réseaux sociaux dope le référencement

Faux. Avoir une forte présence sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et autres Instagram ou Linkedin ajoute assurément de la visibilité et peuvent augmenter votre nombre de visiteurs. Mais ils n’ont pas d’impact direct sur votre référencement. Cependant, en vous permettant de capter une nouvelle audience, ils peuvent faire parler de vous au-delà de ces médias. Ils ont donc un impact indirect par le biais de sites potentiels qui peuvent éventuellement faire des liens retours vers votre contenu. Il convient encore une fois de tempérer la valeur de ces liens en fonction de l’autorité du site source, de son domaine de compétence, de l’emplacement du lien et de la manière dont-il prend part intégrante ou non a son contenu éditorial.

Il existe plusieurs types de référencement

C’est vrai. Parmi eux, citons :

Le référencement naturel

Il consiste à se positionner de manière naturelle et gratuite sur les moteurs de recherche, par l’utilisation de techniques dites white (blanches, approuvées) ou black (noires, interdites). Ici, on optimise à son degré maximal le site web du client et l’on veille au grain (d’où l’abréviation SEO, pour Search Engine Optimization). Je vous conseille de bien faire attention aux types de prestations désirées et de choisir uniquement des techniques white, sûres, où vous ne risquez rien sur du long terme.

Le référencement payant

Par l’achat de mots clés, il est par exemple possible, sur Google, d’apparaître en haut des pages de recherche. Ce service est payant et vous octroie une visibilité rapide, facile mais temporaire. Il ne s’agit ni plus ni moins que de techniques de campagne marketing, d’achat de visibilités, de liens, via Google Adwords ou d’autres régies publicitaires. Le référencement payant est également appelé SEM pour Search Engine Marketing. C’est un excellent moyen pour faire parler de vous, pour le lancement d’un produit ou d’une marque.

Le référencement local

Il s’agit en règle général d’un référencement gratuit, consistant à apparaître dans l’encart de proximité lorsque des personnes font une recherche locale. Par exemple, si vous êtes une salle de sport et fitness en plein centre de Bordeaux, un internaute qui tapera sur Google “salle de sport bordeaux” doit pouvoir vous trouver dans les entreprises locales. Votre établissement va alors apparaître sous ses yeux, et il pourra découvrir les horaires d’ouverture, des images des locaux, l’adresse, le numéro de téléphone et l’URL (éventuelle) de votre site web.

Le référencement mobile

Ce type de référencement se base en grande partie sur les mêmes critères que le référencement naturel, sauf qu’il est optimisé pour les recherches sur mobile. D’où l’importance aujourd’hui de disposer d’un site web avec la fonctionnalité RWD (pour Responsive Web Design). En effet, Google est capable de déterminer les sites qui proposent un contenu adéquat sur smartphone. Grâce à son algorithme, il est en mesure de pondérer les résultats. En conséquence, les sites web adaptatifs sont beaucoup mieux armés pour répondre à cette demande.

Pour conclure

Les idées reçues ont la vie dure. Sur le référencement, elles sont légions par l’opacité et la méconnaissance de la profession. Qu’importe. Cet article ne s’érige pas en tant que défenseur de toutes les vérités sur le sujet. Sa seule vocation aura été, je l’espère, de vous informer et de vous faire comprendre ce que vous êtes en droit d’attendre, ou non, de telles prestations.

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