Quel est l’impact du nom de domaine sur le référencement ?

Le nom de domaine est un facteur clé dans la réussite de votre projet web. Étant en première ligne, il ne doit pas être pris à la légère car il jouit d’un fort impact décisionnel. Il permet, en une fraction de seconde, de se faire une idée du type de contenu qui va être proposé et de la ligne éditoriale. Cet avis est subjectif, le visiteur n’ayant encore rien vu. Pourtant, il s’est déjà fait une opinion. Comme l’on dit souvent, la première impression est souvent la bonne, faites-en sorte que ce soit le cas et qu’il pondère votre propos. Aujourd’hui encore, le nom de domaine est l’objet de toutes sortes de fantasmes et d’absurdités. Nous aurons à cœur de cerner le vrai du faux pour vous aider à mieux vous y retrouver.

Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?

Un nom de domaine est un masque. Le système DNS (ou Domain Name System, pour Système de Noms de Domaine) permet l’association d’une adresse IP (ou Internet Protocol) comme 192.168.1.1 à un espace de noms (ou namespace) tel que www.codebuilder.fr. En effet, il est plus simple de retenir des mots qu’une suite de nombres. Le nom de domaine aide au confort, à la lisibilité et à la simplicité d’utilisation. Ne vous y trompez pas, un nom de domaine se lit de droite à gauche !

Pour bien comprendre le fonctionnement, il faut considérer www.codebuilder.fr. comme une structure arborescente. Il s’agit d’un arbre inversé où chaque élément est un nœud. Matérialisée par un point final à droite, cette structure commence par un nœud racine qui a pour enfants des nœuds appelés noms de domaine (www, codebuilder, fr), eux-mêmes séparés par un point. Ils disposent chacun d’une étiquette (ou label) d’une longueur maximale de 63 caractères. Quant à l’extrémité gauche de la branche, elle fait référence à l’hôte ou au sous-domaine. Lorsque l’on évoque l’entièreté de la structure, tel que www.codebuilder.fr. point final inclus, on parle d’adresse FQDN (pour Fully Qualified Domain Name, ou Nom de Domaine Totalement Qualifié). Pour codebuilder.fr uniquement, on emploie le mot domaine.

Décomposons entièrement notre FQDN (www.codebuilder.fr.) :

  • le point final “.” est le nœud racine
  • fr est le nom de domaine de premier niveau (ou TLD, pour Top Level Domains)
  • le point “.” est un séparateur
  • codebuilder est le nom de domaine de deuxième niveau (ou SLD, pour Second-Level Domain)
  • le point “.” est un séparateur
  • www est le nom de domaine de troisième niveau (ou subdomain, pour sous-domaine)

DNS : Domain Name System

Si tout est clair et limpide, vous devriez facilement comprendre ce qui suit : www est un sous-domaine du domaine codebuilder.fr, mais il fait également parti des noms de domaine avec codebuilder et fr. Le nœud codebuilder est quant à lui un sous-domaine du nœud fr, fr étant aussi un sous-domaine du nœud racine, à savoir le point final “.”. En définitive, on considère que tout est sous-domaine du nœud précédent à l’exception du nœud racine. Cela démontre que nous avons bel et bien à faire à l’arborescence évoquée précédemment. Veuillez noter : sauf cas spéciaux (configurations de serveurs, etc.), le point final est devenu implicite pour la majorité des logiciels.

Le nom de domaine de premier niveau

Dans le langage courant, on parle aussi de TLD, d’extension ou de suffixe. Il existe 6 types de nom de domaine de premier niveau :

  • Spécial (ARPA) : L’extension .arpa n’a été utilisée qu’à l’époque où les machines du réseau ARPAnet (Advanced Research Projects Agency Network, l’ancêtre d’Internet) furent converties en noms de domaine. Durant le basculement elles ont reçu comme extension le .arpa. Pour des raisons techniques ultérieures, il a été décidé de les conserver sous cette extension et de ne pas les faire migrer de nouveau.
  • Générique ouvert (gTLD) : ces extensions permettent de proposer des sujets communs autres que géographique (.com, .net, etc.).
  • Générique restreint (grTLD) : ces extensions sont encadrées par des règles mais ne font pas l’objet d’une validation (.biz, .pro, etc.).
  • National (ccTLD) : il s’agit d’extensions territoriales, liées à un pays ou à un territoire, qu’il soit indépendant ou non (.fr, .it, etc.).
  • Parrainé (sTLD) : ces extensions représentent des groupes spéciaux (.museum, .edu, .gov, etc.).
  • Test (tTLD) : ce sont des extensions réservées aux tests (.test, .localhost, etc.).

Chacune de ces extensions est gérée par une organisation dont le but est d’allouer ses domaines. Elles sont habilitées à les faire payer et/ou à instaurer des règles d’usage et/ou à vérifier la véracité de l’identité des futurs propriétaires. Cependant, elles ne peuvent pas échanger directement avec le consommateur final. Elles ont pour devoir de passer par des intermédiaires, appelés bureaux d’enregistrement de noms de domaine (ou registrars). Par exemple, pour disposer d’un nom de domaine en .fr (pour la France), vous pouvez en acheter un chez OVH, qui communiquera directement vos informations à l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération).

Un nom domaine de premier niveau peut également comporter un domaine de deuxième niveau, comme dans l’extension .co.uk (pour les entreprises du Royaume-Uni) ou bien encore .gouv.fr (pour l’administration française).

Le nom de domaine de deuxième niveau

Dans le langage courant, on parle aussi de SLD ou de domaine (codebuilder.fr). Le nom de domaine de deuxième niveau est laissé libre, à l’appréciation de chaque client, pour peu que celui-ci soit disponible. Il peut s’agir du nom d’une entreprise, d’une organisation, d’un nom propre ou inventé, d’une marque, etc. Ce n’est pas parce que codebuilder.fr n’est pas disponible que codebuilder.co.uk ne l’est pas non plus. Or, si vous souhaitez que votre nom ne soit utilisé par personne d’autre (dans le cas d’une marque) il va falloir parker. Le parking signifie l’achat d’une multitude de domaines similaires afin que personne ne les utilisent à votre insu (codebuilder.fr, codebuilder.com, codebuilder.net, codebuilder.org, etc.). Prenez l’exemple de Google. Alors bien sûr, vous n’avez pas besoin de parker les 882 extensions (en 2016) qui existent. Cela vous coûterait très cher. Mais à minima, si votre budget le permet, le .com, .net, .biz, .org, .fr, etc. Certains se permettent même d’acheter des domaines avec des fautes de frappe ! Bien évidemment, il faut que cela soit possible. Si, comme dans notre cas, vous n’avez pas la primeur du nom, vous ne pourrez rien y faire, sauf à négocier le rachat à prix coûtant auprès des propriétaires des domaines alternatifs. Cela sera fonction de leur bon vouloir (et/ou de la propriété intellectuelle).

Les règles de validité d’un nom de domaine de deuxième niveau sont les suivantes :

  • Toutes les lettres de l’alphabet latin sont acceptées
  • Tous les chiffres sont valides
  • La chaîne peut commencer et finir par un chiffre
  • Les traits d’union sont valides
  • Les traits d’union ne peuvent être au début ou en fin de chaîne
  • Deux traits d’union ne peuvent se suivre
  • Toute autre caractère de ponctuation n’est pas valide
  • La chaîne doit être comprise entre 2 et 63 caractères

Si vous manquez d’idées, voici quelques liens pour vous aider à trouver un nom de domaine original :

Le nom de domaine de troisième niveau

Dans le langage courant, on parle aussi d’hôte, de sous-domaine ou de préfixe.

Le sous-domaine se situe toujours après le nom de domaine de deuxième niveau. Dans l’exemple www.codebuilder.fr, il s’agit de www. Un site web peut avoir de nombreux sous-domaines (comme blog.codebuilder.fr, forum.codebuilder.fr, etc.). Un domaine peut avoir une profondeur variable de sous-domaines (jean.blog.codebuilder.fr, a.b.c.d.e.codebuilder.fr, etc.). À chaque point avant codebuilder.fr, il s’agit d’un sous-domaine et d’une profondeur supplémentaire. Dans notre dernier exemple, le domaine dispose de 5 sous-domaines à la suite.

Parfois, il peut arriver que vous entriez sur un site web qui ne dispose pas de sous-domaine www, comme dans codebuilder.fr. Il est en effet possible de s’en astreindre. Ces 3 “W” signifient World Wide Web et n’ont pour but originel que d’indiquer aux visiteurs qu’ils se connectent à un hôte de type site web et non à service tiers (messagerie, FTP, etc.). Le sous-domaine www étant facultatif, le laisser ou l’enlever ne vous apportera rien, si ce n’est une URL plus courte. Cela n’aura absolument aucun impact sur votre référencement, à la seule condition que l’adresse www.codebuilder.fr redirige bien vers codebuilder.fr pour éviter tout contenu dupliqué (ou Duplicate Content).

Nom de domaine et référencement

Maintenant que les bases sont connues, il est temps de parler de référencement et de l’impact que possède le nom de domaine sur celui-ci. Car oui, le nom de domaine a un impact sur le référencement. Il fait parti d’une liste de critères assez vastes qui aident à avoir une bonne position sur les moteurs de recherche. Toutefois, ce n’est pas non plus un élément décisif.

1. Mon nom de domaine doit-il posséder des mots-clés ?

Ce n’est pas obligatoire. Votre nom de domaine peut être une marque, le nom d’une entreprise, un nom propre, etc. Avant toute chose, il doit cerner votre propos. En ajoutant des mots-clés à votre nom de domaine (par exemple voiture), cela vous obligera à devoir parler presque exclusivement de voiture. En effet, pourquoi avoir dans son URL le mot voiture si vous vous décidez un beau jour de parler de moto ? Les mot-clés que vous utilisez ne s’articulent pas uniquement dans votre projet SEO, mais aussi dans votre ligne éditoriale. Au-delà du référencement, votre nom de domaine a un impact majeur sur la prise de décision d’un visiteur de cliquer ou non sur votre lien.

Enfin, le simple fait d’ajouter le mot voiture vous aidera certes un peu plus à vous référencer sur le mot-clé voiture. Pour autant, ce ne sera pas le cas pour tous les mot-clés désirés. Si tant est que vous souhaitiez utiliser des mot-clés, faites en sorte qu’ils soient choisis avec soin, qu’ils parlent à votre audience et que votre nom de domaine reste court et sobre. Des noms de domaine à rallonge n’aident pas non plus à la mémorisation.

Sachez pour terminer que Google pénalise les sites uniquement composés de mot-clés car rares sont ceux à proposer un contenu d’une très bonne qualité. Ces sites web sont souvent vus comme étant des sites génériques pour des publicités diverses, qui utilisent le système du lien retour (ou backlink) pour pointer vers d’autres sites en tentant d’en augmenter la notoriété. Bref, avant d’agir, réfléchissez bien !

2. Faut-il coller les mot-clés ou les séparer par un trait d’union ?

Dans la mesure du possible, utilisez les traits d’union. D’une part ils permettent de clarifier la lecture et l’écriture de votre nom de domaine en évitant les fautes (il est plus facile de comprendre et d’écrire martine-aime-la-viande-rouge.fr que martineaimelavianderouge.fr). D’autre part, le trait d’union aidera Google à mieux cerner vos mots-clés, en l’occurrence : Martine, aime, viande et rouge.

3. Comment savoir quel(s) mot-clé(s) utiliser ?

Utilisez le(s) mot-clé(s) qui vous semble(nt) à la fois le(s) plus populaire(s) et le(s) plus générique(s) pour parler de votre activité. Si tant est que vous en ayez plusieurs, utilisez l’outil Google Trends pour vous faire une idée de leurs fréquences d’utilisation et donc des plus populaires sur Google. N’oubliez pas un point essentiel : les visiteurs qui utilisent les moteurs de recherche adoptent parfois des méthodes farfelues pour trouver un site web (mot-clés aux antipodes, sélection d’options diverses, etc.). Acceptez le fait que vous ne pouvez pas tout contrôler et que le simple fait d’ajouter un mot-clé comme voiture n’empêchera pas le visiteur de taper “4 roues”.

4. L’extension a-t-elle un impact sur le référencement ?

Oui. Un site disposant de l’extension .alsace possédera un mot-clé supplémentaire dans son URL. Cependant, le point 1 s’applique également au cas présent et il influera obligatoirement sur votre ligne éditoriale et sur la prise de décision du visiteur. À noter : la majorité des extensions étant en anglais, par exemple .fish, si vous souhaitez parler des poissons sans contenu dans cette langue, nous vous invitons à bien réfléchir sur la pertinence d’un tel mot-clé.

5. Faut-il utiliser un nom de domaine pour autant de sujets que contient le site ?

Revenons aux voitures. En admettant que votre site fasse référence aux marques Peugeot et Citroën, il est important qu’il ne se subdivise pas en autant de noms de domaine que vous possédez de marques. De prime abord il pourrait sembler logique de créer puis d’utiliser les noms de domaine voiture-peugeot.fr et voiture-citroen.fr. À la seule exception près que pour chaque domaine, Google va les considérer comme un site à part entière. Un nom de domaine acquiert de la notoriété petit à petit, grâce aux liens retours, à la pertinence du contenu, etc. Créer une nébuleuse ne fera que diviser cette notoriété. Cette solution est aussi néfaste en matière de risque de spam et de marketing.

6. Donc avoir plusieurs noms de domaine n’est pas pertinent ?

Pour autant, cela ne doit pas vous empêcher d’acheter plusieurs noms de domaine et de les parker. N’hésitez pas à acheter des noms de domaine avec des extensions proches ou un nom pratiquement similaire (avec une faute de frappe par exemple) afin d’empêcher votre concurrence de les utiliser à votre encontre si vous pensez que cela est nécessaire. Cependant, il devra toujours s’agir de redirection vers le domaine principal et non de sites à part entière.

7. Vaut-il mieux utiliser un sous-domaine ou un répertoire ?

Question épineuse. Ce sujet a toujours fait couler beaucoup d’encre. La bonne pratique voudrait que vous utilisiez toujours des répertoires, à l’exception d’un contenu satellite dense et précis. Pour notre exemple de voiture, vous pourriez être tenté d’utiliser peugeot.voiture.fr et citroen.voiture.fr en lieu et place de voiture.fr/peugeot et voiture.fr/citroen. Sachez cependant qu’un sous-domaine est aussi considéré comme un site à part entière. Pour un contenu éditorial différent, il est plus clair pour le visiteur d’utiliser un sous-domaine plutôt qu’un répertoire.

Comparons le référencement à la cuisson d’un poulet (oui, la référence est cocasse). Ce poulet tourne, brille et produit un fond de jus. Plus c’est long, plus les sucs s’agglomèrent dans ce jus. Vous utilisez alors la technique du déglaçage pour en récupérer les saveurs. Pour un nom de domaine, c’est pareil : un répertoire sera plus à même de récupérer le jus du domaine en question pour en tirer des bénéfices. Au plus ce domaine est âgé, pertinent et complet, au plus son jus est un met précieux et de qualité.

En 2007, dans un billet de Matt Cuts, ancien employé de chez Google spécialisé dans le référencement, celui-ci évoquait le fait que dans certains cas très précis, Google pouvait gérer les répertoires de la même façon que les sous-domaines. Quoi qu’il en soit, le bon sens et la ligne éditoriale doivent primer sur le reste. Jusqu’à un certain point, le sous-domaine n’est pas nocif pour votre référencement. Évitez quand même d’en abuser et de créer des dizaines voire des centaines de sous-domaines, Google sait très bien identifier cette pratique comme étant du spam.

8. Une extension nationale (ccTLD) aide-t-elle à mieux se positionner géographiquement ?

Oui. Avoir un nom de domaine en .fr vous permettra de mieux cibler les utilisateurs français. À contrario, cela vous sera défavorable à l’international. Dans le cas présent, l’extension ne doit pas être le seul critère que vous devriez prendre en compte. La localisation du serveur (via son IP) est aussi un élément important, tout comme la langue employée dans votre contenu éditorial. Toutes ces options s’additionnent et permettent à Google de mieux gérer les résultats de proximité (par ville, département ou pays).

Conclusion

Comme vous avez pu le constater, la création et la bonne utilisation d’un nom de domaine est loin d’être anodine. Celui-ci est assurément l’un des murs porteurs de votre projet web. Avant de le choisir, projetez-vous sur plusieurs années et réfléchissez-y à deux fois. Plus un domaine est âgé, plus il est anobli par Google. La stabilité est un gage de qualité et de confiance. Cet article est maintenant terminé. Nous espérons avoir répondu à l’ensemble de vos questions autour des noms de domaine et du référencement !

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