Référencement naturel (SEO), quésaco ?

Notre démarche - 3/6

Précédemment, nous avons vu quelle stratégie web nous souhaitions adopter lors de la phase de planification. Est arrivée ensuite la phase de réalisation : en additionnant solution, infrastructure et développement, nous avons exploité le cahier des charges pour bâtir le site web et lui donner corps. Il s’agit désormais de l’inscrire dans un temps long : nous entrons dans la phase de pérennisation. Celle-ci inclus le référencement naturel (ou SEO, pour Search Engine Optimization 1), la communication interne et externe, la formation du personnel et la maintenance de l’outil de production.

La visibilité, une notion primordiale

Le référencement est la capacité, pour un site web, d’être visible sur les moteurs de recherche (Google, Bing, Yahoo!). Ceux-ci indexent leurs résultats en fonction de paramètres que nous détaillerons par la suite. Être référencé, c’est capitale. Mais être en première position de la première page, c’est le but ultime. Quand une personne recherche une information et entre un mot-clé sur Google, dans 93% du temps, celle-ci ne dépasse pas la première page. Seulement 5% des personnes vont en page 2 et les 2% restants se partagent les miettes sur les pages 3 et plus 2.

Vous pouvez avoir le meilleur site web du monde, si votre référencement n’est pas à la hauteur, celui-ci ne vous servira à rien et finira au fin fond des méandres du web. C’est la triste vérité. Toutefois, et dans un premier temps, démystifions le rapport aux moteurs de recherche. Ceux-ci sont avant tout là pour trier l’information et faire remonter ce qui est pertinent, au détriment des contenus de faible valeur ajoutée. Souvent, les personnes qui ne s’y connaissent pas pensent qu’il est possible d’acheter des places. Ils pensent que l’argent est le nerf de la guerre et que cela suffira à les propulser en deux coups de cuillère à pot en première position sur Google. Techniquement, c’est possible. Mais à quels risques ? 3 Ce qu’il faut comprendre, c’est que le référencement est avant tout un métier fait de subtilité et de patience.

En 2015, Google, en parts de marché mondiale dans la recherche sur Internet, représente à lui seul 88,66% des requêtes. Google domine de très loin tous ses concurrents directs comme Bing (Microsoft) avec 4,13% ou Yahoo! Search avec 3,55% 4. Pour amadouer Google et ses algorithmes de plus en plus perfectionnés, certains décident alors d’utiliser des techniques peu recommandables afin d’émerger plus rapidement dans les premières pages. Pour finir par se faire bannir, à un moment ou à un autre. Ce n’est pas notre vision des choses et notre manière de faire. Chez CodeBuilder.fr, nous préférons agir sur un temps long mais sûr. Notre dessein : vous faire monter progressivement dans les premières pages. Jusqu’à y toucher le saint Graal : la position numéro une. Celle qui vous garantira visibilité et audience en convertissant le plus grand nombre de visiteurs en clients potentiels.

Du contenu à forte valeur ajoutée

Avant de vouloir plaire à Google, commencez par plaire à votre audience et ne vous préoccupez pas du référencement. Oui, vous avez bien lu, le référencement doit être une notion secondaire. Ajoutez simplement du contenu de qualité, pertinent. Ne copiez pas le voisin, innovez, montrez ce pourquoi votre entreprise ou association est la meilleure sur le secteur en proposant des informations complètes et régulières. Google aime ce que votre audience aime. Nul besoin d’en rajouter en gonflant artificiellement votre nombre de pages ou vos statistiques. Ne faites pas des copier-coller grossiers. Tout cela n’aura pour effet que de vous décrédibiliser aux yeux des moteurs de recherche. Suivez plutôt nos conseils : sortez de la masse, émancipez-vous, soyez la référence. Devenez le site web sur lequel on peut compter lorsque l’on a besoin d’une information fiable. C’est à cette seule condition que Google, et d’autres, vous considérerons comme un prétendant au trône de premier de la classe.

Garder le cap et être patient

Rome ne s’est pas faite en un jour, votre site web ne sera pas le plus populaire en un mois. Ni même, vous l’aurez compris, en première position sur Google en deux semaines. La concurrence est rude, pour ne pas dire féroce, et d’autres veulent aussi votre place. Beaucoup, même, sont depuis bien plus longtemps que vous dans cette course effrénée. Il convient donc de relativiser, de prendre son mal en patience et de garder le cap.

Durant la phase de planification, en détaillant les objectifs, nous avons pris soin de déterminer les mots-clés sur lesquels nous positionner. Par exemple, pour un fleuriste à Orléans, il serait pertinent de choisir “fleuriste” ou bien encore “fleuriste à Orléans”. Voire “Bouquet de fleurs à Orléans”. Ce sont quelques exemples rapides. D’autres mots-clés peuvent assurément entrer en ligne de compte en fonction de votre activité. Pour gagner les premières positions sur ces mot-clés, il s’agira d’axer notre communication autour d’eux. En les faisant remonter plus souvent dans nos pages, sans pour autant aliéner tout le contenu autour de ça. C’est un petit jeu d’équilibriste où la justesse prend une part essentielle.

Devenir une référence

En parallèle à l’ajout de contenu, il nous faudra booster vos signaux de confiance et vos partenariats. C’est une notion très importante pour Google. Chaque site, de par son historique, son sujet et son contenu, dispose d’un poids et d’une confiance qui ne sont pas les mêmes 5. Prenons l’exemple d’une personne qui tiendrait un blog d’informations sur la politique. Notre rédacteur écrit un article qui se voit créditer sur LeMonde.fr. Jackpot. Pourquoi ? Car LeMonde.fr est un site référence et donc de confiance aux yeux de Google. Si un tel site parle de vous, c’est que ce vous avez publié ne doit pas être dénué de sens. Vous envoyez alors un premier signal positif en disant “j’existe, il faudra compter sur moi désormais”.

À contrario, tous les sites de référence ne se valent pas. Ici, nous avons pris l’exemple d’un article sur la politique. Si demain, votre sujet qui traite d’une recette d’escargots est crédité sur un site référence sur l’automobile, cela vaudra zéro : Google sait déterminer si les contenus liés parlent du même sujet ou non. Vous l’aurez compris, il va donc falloir tisser des liens forts avec des partenaires de votre secteur afin de construire une relation solide et durable. Par la suite, à force de temps, de retours de liens, de partenariats et d’ajouts de contenu, il s’agira pour vous de devenir la référence et d’être celui qui propulse, ou non, d’autres sites web proches de vos centres d’intérêts.

Optimiser au mieux son référencement

Ici, nous entrons un peu plus dans les détails et les subtilités du référencement naturel. Il s’agit d’une partie plus technique. Au-delà du contenu qui est une des notions les plus importantes pour qu’un site Internet émerge en tête des résultats, il s’agit également d’optimiser l’aspect non visuel, appelons ça l’arrière boutique. En effet, plusieurs éléments sont pris en compte : le nom de domaine, les urls, le balisage, la vitesse d’affichage, la géolocalisation et la langue, la manière dont le site est structuré, la profondeur de page, etc. Toutes ces notions, qui peuvent sembler abstraites à première vue, ne sont pas dénuées de sens et influent directement sur votre positionnement.

Le nom de domaine : c’est un élément primordial. Il doit vous définir, être clair et sans ambiguïté. Il peut s’agir du nom de votre entreprise, de votre marque ou d’un mot englobant le sujet que vous souhaitez traiter. Il peut être de longueur variable mais doit surtout pouvoir être retenu facilement.

Les urls : elles doivent contenir les mots-clés principaux de la page courante. Ne créez pas trop de sous-répertoires, sauf si ceux-ci sont nécessaires. Ne mettez pas de majuscules, de signes bizarres ou de termes qui ne desservent pas votre propos. Nul besoin d’en faire des tonnes, restez sobre.

Le balisage : il s’agit principalement du titre et de la description de la page, des titres et sous-titres de contenu. Ils doivent être pertinents et structurer votre pensée. Définissez en amont la manière de présenter votre argumentation. N’hésitez pas à effacer ou modifier vos titres, plusieurs fois s’il le faut, jusqu’à trouver le petit truc qui fasse la différence et attire le lecteur. Sans pour autant vendre du rêve, restez crédible et juste dans votre interprétation.

La vitesse d’affichage : Google est un visiteur comme un autre, il n’aime pas quand un site met plusieurs secondes à se charger. Votre contenu doit être disponible tout de suite. La plupart des personnes qui naviguent sur Internet jouent la montre. Votre site ne s’affichage pas immédiatement ? C’est un visiteur de perdu, peut-être même un client potentiel. Vous ne pouvez pas vous le permettre. La vitesse d’affichage dépend directement de l’infrastructure mise en place lors de la phase de réalisation.

La géolocalisation et la langue : si votre site web présente du contenu en anglais, il est préférable qu’il soit hébergé dans le pays anglophone dont l’audience cible est la plus forte. De plus, il faut savoir qu’un site en français a plus de chances de se positionner sur le moteur de recherche Google France que Google International (anglais) 6. Forcément, le contenu étant en français, celui-ci sera moins pertinent pour des utilisateurs anglais ! Mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Un très bon classement sur Google International peut induire un très bon classement sur le reste des sites Google. Devenir une référence mondiale est autrement plus difficile que de rester cantonner à un territoire national et permet des retombées colossales.

La structure du site : sous le capot, votre site web doit être correctement conçu. Les pages ne doivent pas posséder de lourdeurs excessives ou de codes douteux. Elles doivent disposer d’éléments essentiels comme des moyens de navigation clairs (haut-de-page, pied-de-page, menus). Ne pas importuner de manière ostentatoire le visiteur avec des scripts en tout genre (popups, etc.). Ne pas proposer de liens vers des sites improbables ou des liens morts. Google prend également en compte des fonctionnalités comme la capacité d’un site à être disponible sur mobile 7.

La profondeur de page : il est important que votre site aille dans le sens de la règle des trois clics 8 (sans pour autant en faire son cheval de bataille absolu). Une profondeur de page excessive noie le visiteur dans une masse difforme d’informations et aura pour unique but que de le faire fuir. Rien est pire que de rechercher une information et de perdre du temps. Pour cela, il s’agit de structurer, encore et toujours, l’information. Proposer des solutions de recherche, des catégories, un plan de site, un fil d’Ariane. Plus une page est profonde, moins celle-ci est pertinente aux yeux de Google. N’hésitez donc pas à les lier entre elles, ne laissez jamais un contenu seul dans son coin et accessible uniquement que par quelques liens éparses.

Conclusion

Au travers de cet article, vous l’aurez compris, le référencement naturel est un univers à la fois beaucoup plus vaste, subtile et complexe qu’il n’y paraît. De nombreuses choses entrent en jeu lorsqu’il s’agit de gravir la première place aux autres. Chez CodeBuilder.fr, nous avons le savoir et les connaissances pour les mettre à la disposition de vos projets. N’hésitez pas à nous contacter pour des questions ou des renseignements complémentaires.

Sources et références :
1. Wikipédia – Optimisation pour les moteurs de recherche (ou SEO pour Search Engine Optimization)
2. Mathias PLANCKAERT – Quel est le taux de clic en fonction des positions dans Google ?
3. Le Monde Informatique – Olivier Duffez – 6 erreurs qui ruinent votre référencement Google (SEO)
4. Le Journal du Net – Parts de marché des moteurs de recherche dans le monde
5. Google Webmaster Central – Informations supplémentaires concernant la création de sites de qualité
6. MOZ – International SEO
7. WebRankInfo – Mai 2016 : la compatibilité mobile, critère en hausse pour le référencement Google
8. Wikipédia – La règle des trois clics